Panels

Thème Général :

« LE DIGITAL AU SERVICE DE LA GESTION DE LA PANDÉMIE ET DE LA RELANCE DE L’ÉCONOMIE »

1 - Quelles sont les différentes réponses ou solutions qui ont été mises en œuvre au Sénégal ?

CONTEXTE :

Cette session devra permettre de présenter les réponses en termes de solutions, d’initiatives qui se sont appuyées sur le digital pour délivrer un impact effectif dans la lutte contre la pandémie.

OBJECTIFS :

On mettra ici l’accent sur le volet sanitaire, mais aussi sur toutes les solutions ou mesures à forte connotation sanitaire. Par exemple, pour bien gérer le confinement, des outils numériques ont été déployés pour aider les autorités à mieux contrôler le respect de cette mesure, face à une certaine indiscipline, voire une défiance de quelques franges de la population.

On insistera aussi sur le retour d’expérience, en offrant la possibilité aux acteurs sur le terrain d’exprimer leur point de vue et de donner un témoignage sur l’intérêt et l’efficience des solutions digitales proposées. Les premiers enseignements qui seront tirés de la présentation de ces solutions digitales, devraient permettre d’en déduire des recommandations précises sur le maintien, ou l’amélioration des différentes solutions en vue de leur pérennisation.

Le Ministère de la santé a lancé plusieurs initiatives basées sur le numérique avec la publication régulière des statistiques, à travers les médias et via une plateforme numérique. Par ailleurs, les opérateurs de télécommunications ont été sollicités pour faciliter la gestion des cas contacts, grâce au traitement des données de télécommunication. Mais la plus forte contribution à la riposte numérique a été l’œuvre de Daancovid19. Une large place sera donnée à cette initiative dans les présentations. Le webinaire consistera à présenter toutes ces initiatives concrètes et surtout de voir comment elles vont être consolidées et pérennisées.

Date : 27.11.2020 – 11h GMT 

Format : Mixte, présentiel et webinaire

2 - Quelles sont les réponses, solutions ou leçons apprises au niveau international ?

CONTEXTE :

Cette session présentera les réponses à la crise sanitaire en termes de solutions, d’initiatives qui se sont appuyées sur le digital pour délivrer un impact effectif dans la lutte contre la pandémie à l’échelle internationale et qui pourront enrichir la réflexion et l’action au Sénégal.

OBECTIFS :

« La solidarité et la collaboration à l’échelle mondiale sont essentielles pour venir à bout de la COVID-19 », a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

La COVID-19 a entraîné une crise sanitaire mondiale suivie d’une crise économique et sociale. Face à une problématique mondiale, plus que jamais le partage d’expériences, de connaissances, et de ressources deviennent essentiels. Ainsi, il devient impératif, comme le recommande l’UNESCO, de renforcer/établir une coopération scientifique internationale, intercontinentale et nationale entre les scientifiques, les décideurs politiques, les praticiens privés, les industries, les professionnels de la santé et la société civile pour une approche multidimensionnelle de la lutte contre le Coronavirus.

Cela suppose un accès ouvert aux connaissances et au savoir-faire scientifiques, le partage des données et une politique et une prise de décision fondées sur des données probantes. De nombreuses initiatives et solutions ont été mises en œuvre à l’échelle internationale. Il importe de les connaître pour inspirer l’action mais aussi faire participer le Sénégal dans certaines initiatives et alliances internationales.

Ainsi, l’OMS soutenue par trente pays et multiples institutions ou partenaires internationaux ont initié le Groupement d’accès aux technologies contre la COVID-19 (C-TAP), une initiative ayant vocation d’accélérer les innovations, mais aussi à rendre accessibles à tous les vaccins, les tests, les traitements et les autres technologies de santé utilisées dans la lutte contre la maladie grâce à la recherche scientifique en libre accès (open science).

De même, Singapour a mis à disposition sa solution mobile de tracking « TraceTogether » en licence ouverte open source. Certains spécialistes questionnent la protection des données personnelles pour cette solution.

Le secteur associatif et privé n’est pas en reste. L’association JOGL a lancé l’initiative OpenCovid19,  un programme dont le but est de développer collectivement des outils et méthodes open-source et à bas coût qui sont sûrs et faciles à utiliser pour combattre la pandémie de Covid-19. La plateforme réunit à ce jour 82 projets et +1372 contributeur.

Il convient donc de suivre ces initiatives et de faire participer le Sénégal si cela représente un intérêt afin de tirer avantage de l’action collective.

Cette activité se fera sous la forme d’un webinaire ou certaines initiatives seront présentées afin d’en tirer des enseignements. Les interventions seront placées sous un angle qui présente un intérêt pour le Sénégal.

Date : Le 27 novembre 2020

Format : Mixte

3 - Les partenariats public - commun, une nouvelle approche pour l’action collective et repenser l’achat public

CONTEXTE:

Les questions de propriété et de valorisation se sont avérées cruciales dès le début de l’action bénévole de Daancovid19 pour répondre au besoin du Ministère de la Santé. Il a fallu mettre en place une charte qui a eu le grand mérite de stabiliser la vision des acteurs par rapport à ces questions fondamentales. Dans le même temps s’est engagée dans le mouvement une réflexion féconde mais inachevée sur les communs et sur la manière de valoriser et de moraliser ce genre d’initiative. Un tel cadre reste en construction.

OBJECTIFS :

Depuis plusieurs années, des réflexions et des mesures sont mises en place, au niveau national comme au sein de grandes collectivités, pour favoriser l’achat public innovant. Différents dispositifs peuvent être mis en place pour faciliter l’achat de produits, services et travaux innovants, mais aussi à utiliser la commande publique comme un levier pour stimuler l’innovation partout au Sénégal. Toutefois faire de l’achat innovant, c’est surtout  acheter autrement, bousculer les pratiques et modalités de travail des acheteurs et des prescripteurs, réinterroger les relations entre les acteurs publics et leurs prestataires sans occulter la place des citoyens.

Au-delà des dispositifs classiques de participation citoyenne, les citoyens sont rarement encouragés et soutenus lorsqu’ils prennent des initiatives ou lorsqu’ils s’investissent dans des projets d’intérêt général (à l’instar des communautés d’innovation de type Open Street Map – cartographie du Sénégal). Pourtant, entre gestion publique et gestion privée, il existe des alternatives, notamment celle des communs*, qui peuvent permettre de renforcer l’action publique en fédérant des initiatives complémentaires, tout en revitalisant la citoyenneté locale par une mobilisation de l’action collective face à un besoin/problème comme a pu le faire l’initiative DaanCovid19.

Si ces mécanismes sortent du périmètre d’action classique des acheteurs, ils pourraient s’inscrire dans une stratégie globale d’investissement public qui intègre les achats publics ou une nouvelle forme de partenariat avec la puissance publique. Au Sénégal, les outils contractuels pour favoriser la relation entre acteurs publics et acteurs des communs sont quasi inexistants, mais des expériences existent ailleurs, dont on pourrait s’inspirer.

L’enjeu de cet atelier est de pouvoir dégager des pistes pour expérimenter une approche pérenne qui répondent aux limites de l’engagement bénévole initié par Daancovid19 tout en conservant l’action collective (secteur privé, experts individuels volontaire, Etat, acteurs associatif, etc.).

Cette activité se fera sous la forme (1) d’un webinaire de partage d’expérience et de présentation de l’approche des communs.

Et éventuellement (2) d’atelier pratique de type world café (si en présentiel) pour dégager des pistes concrètes d’applications.

Date : 27/11/20

Format : Mixte et/ou Atelier

4 - Quelles sont les grandes tendances et adaptation observées dans les organisations publiques comme privées, à travers la dématérialisation, pour assurer la continuité du service. (Télétravail, e-commerce, mobile banking, e-logistique, etc.)

CONTEXTE :

Les technologies du numérique ont induit de réels changements durant cette période de pandémie du covid-19. En effet, elles ont facilité le rapprochement entre les individus dans un contexte où la distanciation physique était fortement recommandée parmi les mesures barrières.

Grâce aux données recueillies sur les besoins des populations, les pouvoirs publics comme les organisations privées, les organisations ont pu prendre des décisions pour influencer les comportements des personnes mais surtout apporter des solutions à leurs préoccupations afin de mieux les protéger.

Toutefois il convient de préciser, que les efforts du Gouvernement du Sénégal en matière de numérique sont antérieurs à la période d’avant-Covid. Cela a beaucoup contribué à renforcer les capacités de résilience des institutions et des acteurs socio-économiques.

En effet, à la suite du lancement de la Stratégie Sénégal Numérique 2025, et après l’évaluation de l’état de préparation de notre pays au commerce électronique (en partenariat avec la CNUCED), le Gouvernement s’était engagé, à travers une dynamique inclusive, à élaborer une stratégie pour promouvoir le numérique dans son ensemble, et le commerce numérique en particulier. La création de plusieurs structures participatives (GTCE, CNN, Consortium) a ainsi facilité la coordination de cette politique d’envergure dans le domaine du numérique.

Les résultats engendrés sont entre autres : l’amélioration de la connectivité internet à haut débit et à des coûts abordables, l’ouverture du marché à de nouveaux acteurs (FAI, MVNO) l’éclosion de plusieurs startups, la prise en compte du numérique dans les politiques publiques.

C’est eu égard à toutes ces initiatives que des réponses hardies ont pu être apportées pour répondre à cette crise multiforme née de la pandémie du covid-19.

OBJECTIFS :

La réflexion s’orientera essentiellement sur les capacités d’adaptation des acteurs au quotidien face à la pandémie de la covid 19.

L’objectif est de comprendre comment ces capacités d’adaptation se manifestent concrètement, comment les consolider et quels en sont les impacts socioéconomiques

L’accent devra être mis également sur les difficultés des acteurs publics et privés et les limites des différentes initiatives prises durant cette période, pour, dans une dynamique d’amélioration, mieux assurer la continuité du service public, la performance du secteur privé et maintenir la vitalité de l’économie.

RESULTATS ATTENDUS:

IL s’agit principalement :

  • Du partage sur les expériences initiées dans différents domaines de la vie politique, économique et sociale pour s’adapter au COVID ;
  • De la valorisation des acquis pour voir comment capitaliser sur les initiatives en cours et les faire évoluer pour anticiper sur des crises sanitaires futures ;

De la formulation de recommandations pour renforcer les capacités d’adaptation des acteurs au quotidien face aux crises sanitaires futures.

Date : 26/11/20

Format : Mixte

5 - Quelles sont les mesures prises au sein de l’administration publique pour assurer la continuité du service durant la pandémie.

CONTEXTE :

La pandémie de COVID-19 a plongé le monde dans une crise sans précédent. La maladie a profondément déstabilisé l’économie mondiale. Au niveau des Etats, le service public était au ralenti. Face à cette situation, certains gouvernements ont réagi en fournissant des services avec l’apport du Numérique et garantissant sa continuité.

C’est pourquoi, dans ce sous-thème, il s’avère nécessaire de décrire les différents paramètres liés à la continuité des activités essentielles et à la sécurité des agents et des usagers pendant la durée de la pandémie.

OBJECTIFS :

L’Etat doit garantir le service public à tous ses citoyens.

Avec la crise du COVID 19, l’administration n’a pas fonctionné correctement pendant toute la durée de cette pandémie.

C’est pourquoi et dans le cadre de forum, ce sous-thème traitera la question relative à la continuité de services dans l’administration et va essayer de répondre aux questions suivantes.

  • Quels sont les secteurs d’activités de l’administration qui ont été fortement touchés par la crise ?
  • Est que l’administration sénégalaise était bien préparée face à cette pandémie?
  • Quelles sont les actions correctives qu’il faudra mettre en œuvre pour permettre un fonctionnement efficace dans le service public en cas de pandémie et de confinement ?
  • Comment continuer à fournir les services indispensables aux usagers tout en évitant les regroupements dans les guichets ou les déplacements physiques des usagers ?
  • Quels ont été les apports pertinents du numérique dans la continuité du service public ?
  • Quels sont les exemples d’initiative ou de projet développés pour permettre la continuité du service public ?

Date : 27.11.2020 – 13h GMT

Format : Mixte

6 - Apport du digital dans la continuité pédagogique (tous types et niveaux de formation confondus)

CONTEXTE :

La pandémie de la COVID’19 de par son impact sur les activités quotidiennes, matérialisé par les différentes mesures de confinement et de distanciation sociale prises pour l’endiguer, a eu un effet direct sur le secteur éducatif et de la formation formelle par l’arrêt brusque des enseignements en présentiel et un effet dévastateur sur le quantum horaire.

OBJECTIFS :

Il s’agit dans ce contexte de s’interroger sur la résilience de nos modèles éducatifs, de reconsidérer les modèles pédagogiques sur lesquels s’appuient les secteurs de l’éducation et de la formation pour dégager de nouvelles pistes offrant des alternatives à l’enseignement en présentiel.

Le numérique offre des solutions d’interactivités qui semblent à différents égards apporter des solutions à ces problématiques…

Mais il est essentiel pour tous les acteurs de s’interroger sur les conséquences et les prérequis nécessaires pour utiliser ces outils dans le secteur de la formation. Ce secteur doit se réinventer à travers le triptyque essentiel qui définit le cadre formel garant de la continuité pédagogique :

  • L’apprentissage ou acquisition de connaissances et/ou de compétences par les apprenants en leur faisant “apprendre autrement
  • Le corps pédagogiques (enseignants et formateurs) qui doivent revoir leurs méthodes pédagogiques pour s’adapter à un nouvel environnement qui ne laisse plus de place au maître en “enseignant autrement”
  • Le cadre d’évaluation, permettant que qualifier ou de quantifier les apprentissages par des méthodes quantitatives ou qualitatives qui conduisent à la certification des connaissances ou des compétences en “évaluant autrement”

La continuité pédagogique, ne peut être menée qu’en prenant en compte tous ses aspects et en reconsidérant les modèles pédagogiques traditionnels à l’aune d’un environnement digital disruptif pour la majorité des acteurs du secteur. On peut l’illustrer en considérant le taux de décrochage dans les modèles classiques de la FOAD liés à une mauvaise appréhension de tous ces facteurs.

Il nous paraît essentiel de poser ces questionnements à l’ensemble des acteurs impactés et de co-construire à travers cette réflexion des solutions ou des modèles adaptés répondant aux exigences de la continuité pédagogique qui se décline différemment en fonction du niveau dans la pyramide éducative

  • Préscolaire
  • Education nationale (primaire -secondaire)
  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle et technique
  • Renforcement de capacités

La session permettra d’adresser les retours d’expériences dans les différents niveaux et d’apprécier les ajustements à faire pour assurer la continuité pédagogique et garantir la résilience du secteur de l’enseignement et de la formation.

Date : 27/11/20

Format : Mixte

7 - Innovations pédagogiques dans le domaine du numérique, Cas de l’ Université Virtuelle, cas du PSEJ, etc…

CONTEXTE :

Créée en 2013, avec l’objectif de mettre les TIC au cœur du développement de l’enseignement, l’UVS est devenue désormais un acteur incontournable tant de l’enseignement supérieur au Sénégal que du E-Learning en Afrique. L’UVS, c’est en effet près d’une cinquantaine de parcours de formation (en licence et en master) qui accueillent 35.000 étudiants, dont 49% de filles (alors que la moyenne nationale n’est que de 34%), et près de 33% dans les filières liées aux STEM ou au numérique (soit près du double de la moyenne nationale). Dans le contexte des systèmes éducatifs, et du point de vue notamment des nombreux défis auxquels ces systèmes sont confrontés (massification, financement, qualité, etc.), quels enseignements peut-on tirer de l’expérience de l’UVS ?

Durant la pandémie, l’UVS a exploité son potentiel et expérience basés sur le numérique afin d’assurer au-delà de la continuité pédagogique, la continuité de la quasi-totalité de ses activités administratives, académiques et de service à la communauté.  D’ailleurs, dans l’avis du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sur la Pandémie de la covid-19 : Conséquences et Propositions d’actions, le CESE fait, entre autres recommandations pour rendre plus performant et résilient notre système éducatif la suivante : «  Réfléchir sur la pertinence de mettre en place, sous l’égide du MEN, du MEFPA, du MESRI, d’une équipe inclusive réunissant les experts de l’UVS et les praticiens du télé-enseignement des autre structures et organes de presse durant cette période de la COVID-19, pour aller vers la capitalisation et la modélisation des innovations pédagogiques tant pour les enseignements-apprentissages que la formation professionnelle et technique. » Son excellence, M. le Président de la République, a, lors de son intervention à la rencontre des Entrepreneurs de France tenue à Paris au mois d’aout, mis en exergue l’expertise de l’UVS.

La crise actuelle née de la covid-19 a mis en évidence l’importance du E-Learning et/ou de l’hybridation éducative (mix entre l’enseignement présentiel et l’enseignement à distance). Face à la pandémie, la plupart des pays ont en effet cherché à assurer la continuité éducative via l’accompagnement numérique ou à distance. Pour cela, plusieurs technologies ont été mobilisées : Internet (enseignement à distance via des plateformes de formation, envoi des supports de cours par courriels aux parents pour permettre aux enfants de travailler, visioconférence, etc.), télévision, radio, téléphone, etc. S’agit-il d’expériences durables, qui vont donc survivre à la pandémie du coronavirus (autrement dit, un nouveau modèle hybride d’éducation est-il en train d’émerger) ? Ou s’agit-il plutôt de simples palliatifs, qui disparaîtront en même temps que le virus de la covid-19 ?

Autres éléments à considérer : la recherche dans un contexte d’enseignement en distance et le potentiel du numérique dans l’animation et la production scientifique. Le numérique est une alternative/un complément à l´approche traditionnelle en matière de recherche dans le supérieur.

OBJECTFS :

Les principaux objectifs poursuivis par cette session seront les suivants :

  • Présenter et discuter le modèle de l’UVS, du PSEJ, du point de vue notamment pédagogique, technologique, financier, etc.
  • Discuter de l’expérience de l’UVS, du PSEJ durant la pandémie notamment en termes de solutions apportées à son fonctionnement (télétravail, etc.) et de service à la communauté (accompagnement de ses partenaires et des autres IES, etc.)
  • Tirer les enseignements de l’expérience de l’UVS, à la lumière tant des défis qui se posent aux systèmes éducatifs africains que de la crise née de la covid-19.
  • Discuter des défis, des opportunités et des risques liés au numérique éducatif, ainsi que des politiques et des stratégies à mettre en place pour que le numérique éducatif puisse produire les effets (éducationnels, économiques, sociaux, etc.) escomptés.
  • Analyser la place du Sénégal et de l’Afrique dans la géopolitique du numérique éducatif

Date : 27/11/20

Format : Mixte

8 - Que faire demain pour améliorer la résilience du pays dans un contexte de souveraineté numérique, quel est le niveau d’e-préparation de chaque secteur au Sénégal.

CONTEXTE :

La pandémie du Covid-19 a renforcé et accéléré dans certains cas l’usage du numérique partout dans le monde, au Sénégal en particuliers. Nous avons un très fort taux de pénétration de l’internet au Sénégal et une population très connectée même dans les zones les plus reculées du pays avec WhatsApp et les services financiers de transfert d’argent notamment. Cependant, malgré les initiatives et les solutions locales existantes, le Sénégal a une marge de progression importante pour assurer sa souveraineté numérique.

Combien de nos sites internet institutionnels sont exposés sans certificats SSL, combien de nos autorités utilisent des adresses emails GMAIL, Yahoo ou orange.sn en lieu et place des adresses gouvernementales fournies par l’ADIE. Combien de datacenters disposons nous au Sénégal pour le stockage des données du citoyen sénégalais. Combien de startups sénégalaises technologiques lèvent plus d’un million de dollars par an ?

OBJECTIFS :

L’objectif de ce panel est d’échanger dans un premier temps sur les atouts dont disposent le Sénégal : écosystème numérique, infrastructure, lois et règlements, accès au capital par les startups technologiques, formation, nouveaux métiers du numériques, position géographique, etc. Dans un second temps, il s’agira d’identifier les leviers de croissance afin de repositionner le Sénégal comme un acteur de premier plan dans l’usage du numérique comme c’est le cas du Rwanda dès que l’n parle d’innovation en Afrique.

Format : Webinaire

Date : 27/11/20

9 - Contribution de la cybersécurité dans un contexte de digitalisation de l’économie pour une anticipation face à la pandémie.

CONTEXTE ET JUSTIFICATION :

Ces dernières années, le Sénégal s’est lancé dans la voie de l’émergence avec une croissance forte et une révolution numérique bien enclenchée.

Cependant, l’arrivée de la pandémie COVID19 menace ce progrès sur tous les plans, notamment celui du bon fonctionnement des services publiques et plus particulièrement celui de la gestion de la pandémie.

L’un des rares procédés qui ont permis à certains services d’avoir une bonne résilience est la dématérialisation des procédures, qui consiste à transformer et/ou produire  des documents officiels en fichiers numériques, consultables et modifiables tout en gardant une trace de toute transaction, de sécuriser les données et de lutter contre la fraude grâce à la signature électronique.

C’est ainsi que dans sa volonté d’améliorer l’efficacité de la qualité des services rendus aux usagers, l’État du Sénégal a adopté la stratégie SN2025 dont l’un des axes d’intervention prioritaires est “Axe 2 : Une administration connectée au service du citoyen et des entreprises”.

Toutefois, une réussite d’une campagne de dématérialisation repose sur un certain nombre de piliers tels que “Pré requis 3 : la confiance numérique” comme stipulé dans la SN2025 qui exige une bonne politique et des mécanismes de cybersécurité.

Ainsi, un ensemble de TDR sont élaborés pour tenir un panel autour des enjeux de la dématérialisation des procédures et de la sécurisation des transactions et des données pour une bonne anticipation au niveau national en cas d’événement sinistre majeur ou d’épidémie.

OBJECTIF :

L’objectif général est de faire l’état des lieux de la dématérialisation des procédures et de la sécurisation des transactions et des données au Sénégal et de revisiter les enjeux autour de cette dernière.

Il s’agit plus spécifiquement de :

  • Identifier les piliers et enjeux de la dématérialisation
  • Faire l’état des lieux de la dématérialisation dans les services publiques et privés destinés aux usagers et bénéficier d’un bon retour d’expérience auprès de ceux qui l’ont réussie,
  • Identifier les obstacles liés aux processus de dématérialisation certains service et les erreurs à éviter.
  • Identifier les besoins actuels et futurs au niveau national pour aider les services publics à réussir leur projet de dématérialisation
  • Partager les expériences sur des modèles de gestion des risques

RÉSULTATS ATTENDUS

  • Une bonne compréhension des enjeux de la dématérialisation et des étapes à mener pour la mise en oeuvre et identification des acteurs clés.
  • Liste de Solutions face aux obstacles liés à la dématérialisation
  • Liste d’actions à court terme à entreprendre pour répondre aux besoins actuels et se préparer aux besoins futurs
  • Partage d’expériences sur la sécurisation des données et des transactions et la gestion des risques

Format : Mixte

Date : 27/10/20

10 - Qu’ont fait les différents secteurs par rapport à la relance (secteurs de l'économie et des finances, du commerce, du transport, du tourisme, etc.)

CONTEXTE :

La majorité des économistes s’accordent désormais sur le fait que le coronavirus devrait provoquer une récession à l’échelle mondiale en 2020 suivi d’un rebond relativement prononcé en 2021. Le Ministère a annoncé que les exportations enregistreraient en 2020 une baisse de 16% contre une hausse de 9% en 2019 et que les importations accuseraient une forte baisse, estimée à 18% en 2020 contre une hausse de 6% en 2019.

Dans le contexte actuel, plus que jamais l’économie numérique constitue un des principaux moteurs de développement du Sénégal par sa contribution à la croissance du PIB. Aussi , sa diffusion dans l’ensemble des secteurs se pose de façon accrue pour aussi bien assurer la continuité des services publics prioritaires que de relancer l’économie et créer de nouvelles activités à fort impacts économiques et sociaux.

OBJECTIFS

L’objectif de cet atelier est de faire une analyse situationnelle des secteurs prioritaires. Partir de la situation durant la pandémie et revoir les ambitions post pandémie en accentuant l’usage du Numérique et des technologies émergentes.

Pour le transport, les services à l’usager peuvent être fortement amélioré dans la qualité et l’offre avec l’introduction du digital. Idem pour l’agriculture, les finances, le commerce, etc.

Format : Mixte

Date : 26-11-20

11 - Quelles initiatives au niveau Africain pour la lutte contre la pandémie et la relance de l’activité économique ?

CONTEXTE :

 La pandémie du coronavirus a révélé l’impréparation des pays du monde entier à faire face à un tel fléau. Pour trouver des réponses communes, plusieurs organisations africaines internationales ont lancé des initiatives de coopération sur le continent.

C’est le cas notamment pour la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), l’Alliance Smart Africa, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui chacun à son niveau a eu des projets de dimension régionale liés à la COVID-19 avec pour but :

  1. CEA : opérationnalisation de la plateforme numérique COVID-19 à déployer sur l’étendue du continent africain avec différents supports (médias sociaux, canaux numériques, canaux mobiles via les shortcodes USSD, les SMS et les serveurs vocaux interactifs)
  2. BAD : Ideathon AfricaVsVirus avec la co-création de solutions et d’idées innovantes et Initiatives pour renforcer la résilience des économies africaines avec la pandémie de COVID-19 en Afrique
  3. UAT : appel à une action harmonisée et mise en place à l’intention de ses états africains d’un ensemble de mesures et lignes directrices à prendre en considération, pour aider à combattre la pandémie du coronavirus (Covid-19).
  4. Smart Africa : soutien à des projets de services de santé numériques pour les gouvernements africains visant à améliorer et à accélérer la réponse aux défis de la pandémie de coronavirus (COVID19) en Afrique
  5. OIF : mise en place de la plateforme “Solidarité COVID-19 Francophonie” avec un catalogue de projets (solutions au service des hôpitaux, écoles et entreprises, des personnes et communautés)

OBJECTIFS :

 L’objectif général est de passer en revue les différentes actions de coopération pour faire face à la pandémie de Covid-19 sur le plan régional et d’en mesurer les impacts éventuels pour la relance et la résilience sanitaire et économique en Afrique.

LES OBJECTIFS SPÉCIFIQUES SONT :

  • Identifier les initiatives de coopération au niveau sous-régional ou continental
  • Proposer les partenariats à envisager pour les pays africains dans le nouvel ordre mondial post-COVID-19
  • Proposer les réponses communes des gouvernements africains au niveau sanitaire, politique macroéconomique, budgétaire, monétaire et technologique pour atténuer efficacement l’impact des mesures barrières pour les citoyens et les entreprises
  • Relever les propositions de solutions face à la pandémie
  • Montrer les bénéfices et les impacts des actions réalisées ou envisagées au niveau sanitaire, social et économique ;

Format : Mixte

Date : 27-11-20

12 - Benchmark des modèles de relance qui sont prometteurs au Sénégal et au-delà de nos frontières.

CONTEXTE :

Dans le cadre de lutte contre le Covid-19, l’État du Sénégal a lancé un appel à la solidarité nationale et internationale pour la mobilisation de ressources nécessaires au financement des actions d’éradication de la pandémie et de soutien aux entreprises et des ménages dans le besoin.

Sur le plan économique, le Sénégal a pris une série de mesures avec le lancement successif du PRES (Plan de Résilience Economiques et Social), puis du PREN (Plan de Relance de l’Économie Nationale) et aujourd’hui le PAP2A (Plan d’Actions Prioritaires Ajusté et Accéléré).

Sur les 200 milliards du fonds de la Force Covid, une part substantielle a été réservée pour appuyer les entreprises en difficulté grâce à un dispositif qui regroupe l’APBEFS (Association des Banques du Sénégal) et le Fongip (Fonds de Garanti de l’Etat).

Aussi, des montants ont été alloués à certains secteurs très impactés par la Pandémie comme le Tourisme et la Culture.

Cependant, la question légitime que nous sommes en droit de se poser est de savoir si les montants alloués sont suffisants pour relancer notre économie. Quid du secteur informel qui représente une part si importante de l’économie.

OBJECTIFS :

L’objectif est de faire un rapide état des lieux des dispositifs de relance mise en place par l’Etat du Sénégal et afin de les comparer avec d’autres pays qui présentent aussi bien des profils similaires que différents du nôtre (Taille, marché, PIB, Impact sanitaire Covid, etc…).

A titre d’exemple, nous allons prendre comme référence :

  • Afrique :
    • Ecowas : Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria
    • Afrique du Nord : Maroc & Tunisie
    • Afrique de l’Est : Rwanda, Kenya et Ethiopie
    • Afrique Australe : Afrique du Sud
  • Europe :
    • France, Italie, Espagne, Allemagne & UK
  • Asie :
    • Chine, Japon, Corée du Sud
  • Ameriques :
    • USA, Brazil

Format : Webinar

Date : 27-11-20

13 - Comment doit-on structurer la relance à travers la mise en œuvre de la SN2025 ?

CONTEXTE :

Depuis le lancement du Plan Sénégal Émergent (PSE), le Sénégal a fixé un nouveau cap en misant sur la transformation structurelle de son économie pour atteindre une croissance forte, soutenue et durable.

Le PSE s’appuie ainsi sur le développement de nouveaux moteurs autour de l’agriculture, l’agrobusiness, l’habitat social, les mines et le tourisme, mais également sur une consolidation des moteurs traditionnels de la croissance tels que le secteur des télécommunications.

A cet égard, dans votre Programme LIGGEEYAL ELEK, le Président de la République a identifié « une société numérique inclusive » comme la troisième grande initiative dans le but de « Promouvoir une société apprenante et une économie de l’innovation ».

C’est dans ce contexte que la stratégie « Sénégal numérique 2025 (SN2025) » a été élaborée. Elle incarne l’ambition du Sénégal de maintenir une position de pays leader innovant avec une vision à long terme autour du slogan « le numérique pour tous et pour tous les usages en 2025, au Sénégal, avec un secteur privé dynamique et innovant dans un écosystème performant ».

La SN2025 s’articule autour de trois (3) pré requis  (le cadre juridique et institutionnel, le Capital humain et la confiance numérique) et quatre (4) axes prioritaires (un accès ouvert et abordable aux réseaux et services numériques ; une administration connectée au service du citoyen et des entreprises ; la promotion d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeur et la diffusion du numérique dans les secteurs économiques prioritaires) avec 28 réformes et 69 projets pour un budget estimatif de 1.361 milliards de F CFA.

L’ambition de la stratégie « Sénégal numérique 2025 » au plan économique est de redonner un nouveau souffle au secteur, en apportant de nouveaux relais et sources de croissance aux acteurs, et de porter la contribution du numérique au PIB à 10% à l’horizon 2025.

Les projections réalisées sur ce volet prévoient également une augmentation du PIB par effet d’entrainement des autres secteurs clés par le numérique, de l’ordre de 300 milliards de FCFA et la création de 35.000 emplois directs dans le secteur du numérique au Sénégal à l’horizon 2025, conformément aux objectifs du PSE.

En Octobre 2019, le Ministère de l’Économie Numérique et des Télécommunications a, avec l’appui du PNUD, entrepris l’actualisation de la SN2025 afin de faire le bilan de sa mise en œuvre et associer un plan d’action opérationnel.

OBJECTIF :

L’objectif général de cet atelier est de :

–       présenter un état des lieux des réformes et des réalisations de la mise en œuvre de la SN2025 ,

–       partager la stratégie actualisée et le plan d’action,

–       recueillir les inputs des participants sur les orientations nouvelles,

–       aborder les mécanismes de financement du plan d’actions et

–       améliorer le dialogue et les partenariats dans l’écosystème numérique.

Format : Mixte

Date : 26-11-20

14 - Quel rôle pour l'accès/service universel en faveur d'une relance inclusive ?

CONTEXTE :

L’actualisation de la stratégie de l’accès universel a fait ressortir l’existence de 17 000 zones blanches non desservies par des réseaux de télécommunications au Sénégal soit plus de trois millions de sénégalais privés de communications téléphoniques ou d’accès à Internet.

Cette frange de la société est aujourd’hui exclue de la société de l’information et en conséquence vulnérable face à des crises comme la pandémie du covid19.

L’Etat du Sénégal a prévu dans sa législation, un Fonds de développement du service universel des télécommunications chargé de déployer l’accès/service universel.

Cette notion est définie comme : « l’ensemble minimal des services de communications électroniques et TIC de bonne qualité qui, indépendamment de la localisation géographique, est accessible à l’ensemble de la population dans des conditions tarifaires abordables ».

L’accomplissement de cette mission de service publique permettra la transformation structurelle de l’économie par l’usage du numérique.

Aussi, cette initiative contribuera à la création d’emplois dans les zones défavorisées et renforcera l’accès et l’appropriation des populations aux politiques publiques

OBJECTIFS :

  • Sensibiliser l’audience aux missions du FDSUT : accès universel et développement de services de communications électroniques et leurs impacts socio-économiques
  • Sensibiliser l’audience aux dispositions réglementaires encadrant les actions du FDSUT
  • Sensibiliser l’audience sur les projets ambitieux menés autour de sujets comme la couverture de zones blanches, la formation qualifiante à des métiers IT, la mise en place de Living labs pour générer de l’emplois et de la valeur dans le secteur primaire.

Format : Mixte

Date : 27-11-20

15 - Modernisation des 599 Collectivités territoriales à travers le numériques

CONTEXTE :

L’Etat du Sénégal s’est résolument engagé dans une phase de réforme majeure à la fois de sa politique économique et sociale mais aussi de sa politique de décentralisation à travers respectivement le Plan Sénégal émergent et l’Acte III de la décentralisation.

La forte ambition de l’Etat est de bâtir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Ainsi, à travers le PSE et à la faveur de l’Acte III de la décentralisation, le Sénégal s’oriente vers l’émergence à travers l’édification de territoires attractifs et compétitifs en vue d’assurer le développement durable et garantir aux populations de meilleures conditions de vie.

Dans le but de bien mener ces réformes, l’ADL a initié le Projet E-Territoire afin d’accompagner leur matérialisation en cohérence avec la phase II du Plan Sénégal Emergent (5-3-5), notamment sur l’inclusion numérique, la Politique de sécurité des systèmes d’informations de l’Etat du Sénégal (PSSI-ET) ainsi que la Stratégie Sénégal numérique 2025 (SN2025).

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues une condition sine qua non de la réussite des projets de modernisation au sein des collectivités territoriales. L’investissement informatique pour le secteur public et les administrations est l’un des moyens les plus efficaces de faire baisser le poids des dépenses publiques dans l’économie sénégalaise, et de répondre aux objectifs de modernisation fixés par l’État.

En pleine évolution, les TIC – applications mobiles, l’intelligence artificielle, l’informatique décisionnels (BI), le Big Data, très haut débit, l’internet des objets (IOT), portail web, bases de données etc. – se positionnent en tant que moteur des processus entrepris pour moderniser les administrations. Autour des systèmes d’information, elles permettent d’automatiser et d’améliorer les processus administratifs, de renforcer la collaboration entre les administrations et d’améliorer les échanges avec les citoyens, tout en diminuant les coûts associés et l’impact écologique.

Moins de temps passé, moins d’argent dépensé pour une meilleure efficacité/efficience et une qualité de service améliorée !

Ainsi, le E-Territoire vient s’ajouter à toutes ces initiatives précitées en s’adressant à toutes les collectivités qui souhaitent développer leur e-territoire, profiter des retours d’expérience d’autres collectivités pour enrichir leur projet en cours ou qui souhaitent mettre en œuvre de nouveaux services. E-Territoire fournit  les clés pour la réussite des projets numériques dans les collectivités et propose dès aujourd’hui les technologies qui feront les collectivités de demain.

En effet, dans le cadre global de modernisation des services de l’Etat, la modernisation des collectivités territoriales demeure l’une des actions prioritaires. Par ailleurs, la naissance de nouvelles collectivités territoriales avec l’Acte III de la décentralisation impose aussi une mise à niveau de celles-ci en matière d’infrastructures et d’équipements et de solution numérique pour plus d’équité territoriale.

OBJECTIFS :

L’objectif général du projet est de renforcer la gouvernance et le management au niveau des territoires à travers les technologies de l’information et de la communication (TIC). D’une manière spécifique le projet cherche à :

  • Permettre aux collectivités de mieux prendre en charge les missions à travers le numérique ;
  • Mettre à disposition les collectivités territoriales une politique efficace de leurs systèmes d’informations à travers les services informatiques ;
  • Concevoir, développer et mettre en production les outils adaptés aux besoins des collectivités territoriales et qui répondent aux bonnes pratiques ;
  • Mettre à disposition des infrastructures et outils numérique permettant aux collectivités et aux différents métiers d’effectuer les tâches nécessaires à la bonne gestion de leur territoire ;
  • Sensibiliser les acteurs à la prise en charge de la politique informatique au niveau des collectivités territoriales ;
  • Renforcer régulièrement les capacités des acteurs des territoires ;
  • Améliorer le dialogue et les partenariats au sein des territoires grâce au numérique.

Format : Mixte

Date : 27-11-20

16 - Rôle du supercalculateur dans l’émergence des émergences des applications sur l’IA, le BIG Data et les systèmes embarqués

CONTEXTE :

Le Sénégal vient d’acquérir un supercalculateur de dernière génération d’une puissance de 537 téraflops crête et d’une capacité de stockage intégrée de 956 téraoctets.  Cet équipement dote le Sénégal d’une puissance de calcul dont on ne trouve l’équivalent, sur le continent, qu’en République d’Afrique du Sud. Il va constituer un pôle d’attraction de la communauté scientifique nationale et internationale en raison des possibilités infinies qu’il offre et de la diversité des applications qu’il peut susciter dans les domaines de l’agriculture, la santé, la génomique, les biotechnologies, les TIC, les mines, le gaz, le pétrole, l’énergie, la sécurité, la météorologie, les changements climatiques, l’érosion côtière, la gestion de l’eau, l’environnement, l’exploitation des données satellitaires, etc. Il constitue une opportunité pour différents usagers des secteurs public ou privé qui vont faire recours aux prestations qu’il offre et qui n’étaient disponibles qu’en Europe ou en Amérique.

Depuis son apparition en novembre 2019 en Chine, la COVID19 a montré que la lutte contre les pandémies n’est plus que biologique (recherche de traitement et de vaccin), clinique (traitement des malades) et épidémiologique (prédiction, prévention et riposte). Les innovations technologiques sont indispensables à ces sous-domaines. Aujourd’hui, l’apport de la bio-informatique pour la biologie, les dossiers patients électroniques partageables pour la clinique et l’identification des cas contacts par la géolocalisation pour l’épidémiologie sont autant d’exemples parmi tant d’autres que nous tenterons d’explorer dans cette session. A cet égard, les réponses technologiques au Sénégal ont permis d’apporter une riposte digitale à plusieurs niveaux. Qu’en serait-il avec l’utilisation des capacités du supercalculateur ?

En effet, au-delà de la réalisation de l’infrastructure, le projet comporte quatre autres volets pour en assurer le succès et atteindre l’impact voulu : 1) le service et l’accompagnement du fournisseur pour la mise en œuvre et l’exploitation du supercalculateur, 2) l’accompagnement du fournisseur à la mise en place d’un écosystème autour du supercalculateur, 3) la réalisation d’un cas d’usage sur la filière rizicole et 4) les services de formation et un programme d’accompagnement des cursus universitaires sur des thématiques pouvant utiliser le supercalculateur : Robotique; Big Data; Cybersécurité; Génétique moléculaire – Bio-informatique; Intelligence Artificielle; Calcul Scientifique; Modélisation et Simulation numérique.

OBJECTIFS :

Les objectifs de cette session sont de présenter l’état d’avancement du projet du supercalculateur et de susciter l’intérêt des acteurs du numérique pour cette infrastructure pour créer l’écosystème des utilisateurs.

Dans le cas particulier de la gestion de la COVID-19, une synthèse des innovations technologiques déjà opérationnelles et celles à venir sera l’occasion de faire une analyse SWOT dans notre contexte pour identifier les forces, faiblesses, opportunités et menaces pour l’innovation technologique dans la lutte contre la COVID-19.

En plus du panel de discussion animé par des spécialistes des champs disciplinaires les plus remarquables dans les innovations technologiques (m-santé comme le tracking, robotique, etc.) la séance de démo donnera l’opportunité aux innovateurs de montrer leurs chefs-d’œuvre. La session sera clôturée par une présentation du rapport dont l’objectif est principalement de fournir des recommandations à l’endroit des décideurs (l’état et des ministères concernés) et des acteurs opérationnels (professionnels, universitaires, société civile) pour une meilleure synergie entre les innovateurs et le supercalculateur.

17 - Communautés d’innovation et données ouvertes : nouvelle approche de l’apprentissage et de diffusion de l’innovation

CONTEXTE

Plusieurs communautés de promotion des données libres et ouvertes (Open Data) existent au Sénégal et ont une activité méconnue mais foisonnante dans les espaces de coworking. Ils partagent du code sur GIT, construisent des bases de données utiles à la communauté, consolident et enrichissent les données géolocalisées et vulgarisent les outils de la géomatique, etc. Qu’ont -ils fait pour contribuer à la riposte. Un atelier dédié à ces communautés leur donnera l’opportunité de faire mieux connaître et reconnaître leur action.

OBJECTIFS

Les “Communautés de volontaires et d’innovation” peuvent être considérées comme un «réseau d’experts» participant au développement de produits et de services hautement spécialisés, d’autres préfère les caractériser par la façon dont leur communauté se structure autour des idéaux d’Internet: c’est-à-dire la croyance en l’ouverture de données, de technologies open-source, et à une structure hiérarchique flexible.

Aujourd’hui, les réseaux de volontaires ont la capacité de collaborer à distance avec les organisations établies qu’elles soient publiques, privées ou associatives voir un mix. Elles sont déjà utilisée dans le cadre de projet porté par les partenaires au développement comme la communauté Open Street Map et la Banque Mondiale (Facilité mondiale pour la réduction des catastrophes et le relèvement – GFDRR),  encore l’AFD (projet DigitalTransport4Africa) ou encore au Sénégal avec Intrahealth/MSAS ( projet SIG SANTE).

Ces communautés offrent un énorme potentiel à l’amélioration de l’action de ces organisations, notamment en incitant à l’innovation ainsi qu’à l’adoption de nouvelles technologies.

Mais les dynamiques contributives sont similaire dans leur esprit et principe à l’échelle mondiale. Le succès de ces communautés à l’instar de la communauté du projet cartographique Open Street Map – OSM (ou de wikipedia) n’est plus à démontrer. Les bénévoles s’y impliquent à la façon d’un hobby, de manière autonome et coordonnée (des mapping parties sont organisées pour relever les données GPS). On peut voir à l’oeuvre cette même dynamique au sein des communautés opensources en Afrique. Mais les communautés des pays émergents demeurent sous-représentés parmi la communauté des contributeurs mondiaux. Ainsi, par exemple si OSM est une référence, notamment dans l’action humanitaire et l’aide au développement – il compte parmi les jeux de données opérationnelles communes (Common Operational Datasets, COD) partagés par le Bureau de la coordination aux affaires humanitaires (BCAH) des Nations unies –, d’importants progrès restent à accomplir pour les valoriser à l’échelle nationale et internationale.

D’où la nécessité d’inventer des dispositifs d’appui à la croissance de ces communautés d’innovations qui soient adaptés au contexte régional et fidèles à la philosophie du projet, à ses textes fondateurs, ses pratiques et sa gouvernance.

Il s’agira de mieux comprendre les dynamiques de ces communautés au Sénégal, leur apport et de voir comment leur permettre de mieux s’organiser, communiquer et exploiter le potentiel que peut leur offrir un partenariat avec des PTF, des organisations publiques, privés ou associatives.

Format : conférence pour poser le sujet et illustrer le propos; Atelier pour faire émerger des pistes de formalisation ou d’accompagnement de ces communautés

Format : Mixte

Date : 27-11-20

18 - Débat sur la confiance numérique au sein de l’Etat et dans le pays. Enjeux des données personnelles et leurs utilisations dans les applications de santé. Notre cadre juridique est il en avance ou en retard par rapport aux usages ? Quelle stratégie cyber-juridique ?

SOUS-THÈME :

“Comment instaurer un environnement de confiance numérique durable ?”

CONTEXTE :

La problématique de la confiance est centrale dans un environnement numérique ouvert, international et interdépendant. Elle repose sur des aspects normatifs, technologiques, sociaux et éthiques.

Le recours massif aux données impacte tous les secteurs d’activités (transactions électroniques, e-gouvernance, éducation et bien d’autres secteurs) en multipliant les usages possibles.

Ces mutations représentent autant de facteurs positifs de croissance économique, d’amélioration de la qualité de vie et de communication.

Toutefois, la société numérique véhicule des risques liés au développement de la cybercriminalité et des atteintes à la vie privée. Ainsi, la confiance numérique se pose comme un défi à la société de l’information. En effet, il faudra rechercher un équilibre pragmatique entre les potentialités offertes par le numérique et les risques induits par des usages non régulés.

Le thème de l’instrumentalisation du droit au service de la confiance numérique permettra de voir comment le droit, outil de régulation sociale, parvient à concilier les impératifs de liberté et de sécurité. En d’autres termes, dans quelle mesure la norme juridique peut promouvoir l’innovation tout en préservant l’impératif de sécurité juridique.

A un niveau plus opérationnel, le thème de la confiance met en lumière les capacités du Sénégal à répondre aux besoins d’ordre normatif, technologique et sociétaux identifiés par les acteurs.

OBJECTIFS :

L’objectif général consiste à explorer les stratégies de création et de renforcement d’une confiance entre les acteurs dans un environnement numérique ouvert, solidaire et compétitif.

A cet effet, les objectifs spécifiques seront notamment :

  • Évaluer la politique étatique de création d’un environnement de confiance numérique ;
  • Discuter les principes et les valeurs qui sous-tendent la confiance numérique ;
  • Étudier les règles de protection des consommateurs dans un contexte de digitalisation des rapports sociaux ;
  • Évaluer la protection des données, particulièrement les données personnelles.

Format : Atelier Mixte

Date : 27-11-20

19 - Développer et consolider les réseaux de la diaspora pour un rayonnement économique du Sénégal à l’international.

Développer et consolider les réseaux de la diaspora pour un rayonnement économique du Sénégal à l’international.

CONTEXTE :

La diaspora sénégalaise représentait près de 3,7% de la population totale du pays en 2015, soit 585.392 personnes. Elle est présente essentiellement en Afrique, en Europe (destination choisie par 46% de la diaspora) et en Amérique du nord (7,6%). Le poids des transferts de la diaspora sénégalaise à l’économie nationale est considérable et représente presque 10% du PIB, un montant supérieur à celui de l’aide internationale au développement.

Toutefois, cette contribution demeure principalement dirigée vers la consommation courante, alors que la part dirigée vers l’investissement productif se situe à moins de 5% de la totalité des transferts. Les diasporas économiques, constituées de cadres dirigeants, entrepreneurs, investisseurs, scientifiques et relais d’opinion, tissent également des liens économiques diversifiés entre le Sénégal et leurs pays de résidence qui représentent un potentiel additionnel de contribution au développement économique. Les réseaux de la diaspora centrés sur les affaires, comme par exemple l’Espace Jappo en France, sont moins développés et font défaut malgré un intérêt marqué. Il faut arriver à identifier, mettre en relation, engager cette diaspora. En résumé, il importe de structurer une approche et une stratégie pour mieux libérer ce potentiel latent pour accompagner le développement économique et le rayonnement du Sénégal à l’international.

OBJECTIF :

Il s’agit d’identifier les leviers pour accélérer et accompagner la mobilisation des hauts talents, des entrepreneurs et des investisseurs de la diaspora pour dynamiser les relations d’affaires entre le Sénégal et leurs pays de résidence, mais aussi contribuer à son rayonnement international et au développement économique. Comment susciter et mobiliser l’engagement des hauts potentiels et des entrepreneurs de la diasporas pour la création d’initiatives à fort impact local, que ce soit par le soutien à l’entrepreneuriat, le renforcement des initiatives de développement local ou l’investissement.

Des recommandations concrètes sont attendues de l’atelier.

Format:  WEBINAIRE

Date : 27-11-20